Poésie Ligotée

Poésie Ligotée
Tes mains, mon ami, n'écriront plus
Ces vers qui rêvaient d'un autre monde...
Mon ami : dans ta prison, ton âme déchue
Attend un geste du monde...

Parce que tu pensais autrement,
Parce que guide tu étais,
Parce que ta luminosité
A éclairé nos routes un instant,

La milice t'a jeté
Dans ce trou où même les rats
N'osent pas aller.

Ta seule compagnie,
La solitude devenue ton amie :
Grand poète, Marcos Ana...

# Posté le samedi 04 août 2007 13:54

Le Lys

Le Lys
Un certain roi, en des temps reculés,
Sur les bords de la Loire se serait penché,
A l'aube d'une bataille acharnée
Pour cueillir un lys joliment ciselé.

Sa beauté donna ardeur et courage
Alors que la bataille faisait rage.
Il foula au pied Alaric, roi Wisigoth :
A Vouillé se décida l'issue de ce fléau.

Aujourd'hui, offrez du lys à qui vous aimez :
Emblème Royal promu symbole de la Pureté
Et d'un Amour Passionné,
Il fait foi d'Amour, tendresse et longévité...

# Posté le lundi 30 juillet 2007 06:06

Ode à la littérature

Besoin d'écrire :
Dans un instant de folie,
Plume et main s'allient
Et suivent le navire

De ma pensée.
Au fil des vers tracés
Sur ce cahier vierge,
J'allume un premier cierge

Comme pour veiller une relique sacrée :
Celle d'un grand auteur ressurgi du passé
Dont les lignes ont ému tant de personnages

Qui se sont découverts au cours de ce voyage
Spéléologique au coeur de son oeuvre
Une passion à toute épreuve.

# Posté le jeudi 26 juillet 2007 11:14

Bouquet Floral

Bouquet Floral
Un bouquet est posé
Sur la table basse
D'une maternité...

Roses rouges pour l'intensité,
Roses blanches pour la Pureté,
Roses jaunes pour l'ensoleiller...

Entortillées
Autour,
Des fougères tressées
S'envolent vers le jour ;

Vers la fragilité
Qui s'éveille à l'aube d'une vie :
Lui, si frêle, si chétif et si pur,

Lui, le rayon de vie de sa mère
Est devenu la raison de vivre de son père...

# Posté le jeudi 12 juillet 2007 14:29

Modifié le jeudi 12 juillet 2007 16:24

Un petit Rien dans un grand Tout

Assis, à côté d'une fontaine
Où l'eau, came et sereine
Jaillit de têtes d'enfants;
Je m'engouffre dans ce rêve d'un instant,

Tel le rêveur traçant à la plume
Fine et acérée les secondes passées
Dans un monde irréel derrière la brume
De la rêche réalité.

Ces instants où ma main parcourt ces lignes,
Je me dois de les dédier,
A ces personnes simplistes qui se résignent

A passer leur temps à critiquer
Un brin d'herbe qu'ils ne comprennent pas
Au milieu d'une prairie infinie : pourquoi ne la voient-ils pas?

# Posté le mardi 03 juillet 2007 15:00